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Il est 7 heures quand nous quittons la case pour retrouver Woori et le chauffeur, et ce qu'ils appellent un 4x4 en fait un pick-up dans lequel nous serons assis à l'arrière sur des banquettes posées dans le sens de la longueur, donc mal assis, sans rien pour se caller et pas du tout protégés de la poussière... c'est l'Afrique !
Impossible de savoir quelle distance sépare Kédougou de la cascade de Dindéfello car, comme partout ailleurs au Sénégal, les distances ne s'expriment pas en kilomètres mais en temps de trajet; nous en avons pour 2 heures de piste et j'évalue la distance à une vingtaine de kilomètres, avec de nombreux passages très lents car la saison des pluies a énormément dégradé la piste. Chaleur, poussière, secousses... c'est une épreuve !
Des montagnes apparaissent dans le paysage, elles marquent la frontière avec la Guinée toute proche. Au bout de la piste, le petit campement de Dindéfello, d'où nous partons à pied par un chemin pendant environ une demi-heure. Woori connait bien cette endroit; les garçons qui se relaient pour porter le sac du pique-nique, discutent et rigolent, je marche derrière avec le sentiment d'être à la fois au bout du monde et en totale sécurité. A mi-chemin, la fotêt devient de plus en plus dense, nous longeons un ruisseau et nous rencontrons un groupe d'enfants qui se baignent, à un autre endroit des femmes qui lavent du linge.
Et puis enfin nous y sommes ! D'abord un puits de lumière, et puis une fraîcheur incroyable, c'est un vrai petit coin de paradis !
Si j'étais sur mon Mac, je vous aurais fait un super-montage avec Photoshop, mais il va falloir vous contenter de votre imagination pour rabouter les 3 photos. NB: la hauteur de la cascade est 80 m
L'air est pur et frais, empli seulement du bruit de l'eau et du chant de quelques oiseaux. Au pied de la cascade, un minuscule lac: l'eau est limpide et glacée, je n'y tremperai que les mains.
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