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Quand je sors de la case le matin, je découvre le décor et, surprise, il pleuviote !
Le campement est clean, très agréable, avec des arbres - des citronniers, celui-ci est un manguier mais la saison est terminée -, fleurs et arbustes, dont un jasmin dont je cueillerai quelques fleurs chaque matin en me levant
Wouri nous y retrouve en début de matinée et nous partons prendre un petit déjeuner chez lui avant qu'il nous emmène faire le tour de Kédougou, qui n'est pas bien grand, et de son marché. Ici comme dans tous les marchés que j'ai vu jusquà présent, et chez tous les marchands, je remarque ce qui me semble être une spécialité du pays: les petits sachets noués !Tout se vend dans des petits sachets noués: sel, poivre, café soluble, lait en poudre, sucre, biscuits, pates, riz, petits fruits, jus de fruit congelé, lessive...
J'en profite pour acheter quelques légumes - ras-le-bol du riz au poisson ! - mais il n'y a pas beaucoup de choix, je vais devoir me contenter de quelques carottes et un concombre que la belle-soeur de Wouri va préparer pour moi après m'avoir demandé comment. Tout le monde est surpris par le fait que je ne mange pas de viande et cela contrarie un peu leur sens de l'hospitalité, qu'ils appellent téranga, valeur de tout premier ordre pour eux.
Mieux vaut que je n'accompagne pas Ablaye et Wouri quand ils partent négocier la location d'un 4x4 avec chauffeur pour la visite du lendemain: au Sénégal, peu de choses ont un tarif établi, et la vue d'un ou une toubab fait immédiatement gonfler la note.
L'après-midi, notre balade nous amène à la sortie de la ville au bord du fleuve Gambie
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