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Le samedi soir, quand je règle le réveil de mon téléphone à 5 h, je ne sais pas encore que je ne vais pas fermer l'oeil de la nuit ou presque. La chaleur est intense, l'air irrespirable, et j'entends les moustiques rôder autour de la moustiquaire - je sue tout ce que je bois, et tant mieux car ça me permet de rester à l'abri ! Mais il y a pire: la mosquée est toute proche et il me faudra supporter la voix parlée et chantée du muezzin dans les haut-parleurs jusqu'à 2h30 du matin... et reprendre vers 4h !
Quand nous sommes prêts à sortir, le père d'Ablaye vient me saluer très chaleureusement et avec bonne humeur; la mère, elle, est moins gracieuse, je crois qu'elle m'en veut de lui enlever son fils préféré !
Nous prenons un mini-car pour rejoindre la gare routière de Dakar dans le quartier Pompiers, un endroit qu'on appelle le garage et d'où partent les taxi-brousse, les "7 places": un passager à côté du chauffeur, trois autres derrière, et encore trois passagers encore plus serrés que les autres à l'arrière, la où les vitres ne s'ouvrent pas. Ce qui reste de coffre n'est pas très grand et une partie des bagages sont chargés sur le toit. Il est 7h et il fait encore nuit lorsque nous partons en direction de Tambacounda, à environ 450 km
Il nous faudra près de 9 h pour parcourir cette distance, car les deux derniers tiers de la route se feront à petite vitesse: le chauffeur doit se transformer en pilote et définir lui-même sa trajectoire tant il y a de trous dans la route. La voiture slalome et roule souvent sur le bas côté, mais ne peut pas éviter tous les nids de poule et nous sommes très secoués. Heureusement, nous sommes bien calés les uns contre les autres et contre les portières et tout le monde est très calme, il n'y a aucune tension perceptible; j'avais prévu le soutif de sport, riche idée !
De la route, pour la première fois je vois à quoi ressemble ce qu'on appelle un village
A Tambacounda, nous sommes accueillis par Mami dans une vraie maison; je peux même y prendre une douche (eau froide), très appréciable après cette dure journée, même si le temps qui s'écoule entre le moment où j'enlève le spray anti-moustiques de ma peau et celui où je me glisse sous la moustiquaire reste un moment risqué.
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Nous on sui ton petit voyage de la méson c très interessant vive les moustique pervers attend le moment de lenlevage de spray!!!!! lol
nous ya tjrs pa de soleil mé pas encor de neige
te souhaitons bon fin de parcour et nous tattendon pour une petite bataille de boulle de neige!!! lol bisoux
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