à la rencontre du Sénégal
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mon premier voyage aussi long, et j'ai choisi le Sénégal

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        Samedi 27 Octobre

        Le matin, première balade seule: la gare toute proche

        et surtout première surprise: c'est où qu'on marche, c'est où qu'on traverse ? Pourquoi ça klaxonne de partout ?


        Je marche en suivant le plan en direction de la boutique de Karim, je m'arrête faire un tour à l'intérieur du marché Kermel, poissons, fruits et légumes, principalement, je passe lui faire un petit coucou et je repars visiter la rue.

        Je ne peux pas y faire un pas sans me faire aborder, par tous ceux qui ont quelque chose à vendre, et là c'est assez facile de s'en défaire avec quelques mots polis et sans s'arrêter, mais aussi par d'autres qui n'ont rien dans les mains. J'avais été mise en garde, et j'ai commencé par être un peu stressée. Et puis je me suis dis "voilà, tu y es, c'est maintenant".

        N'ayant pas encore pris le temps de changer de l'argent, je n'avais sur moi que les 5000 CFA (7,50 euros) que m'avait prêtés Karim, on ne pourrait donc pas m'arnaquer de beaucoup, il fallait que j'expérimente; il y en eu un d'apparence plus tranquille que les autres qui m'aborde et, tout en discutant, il m'offre un petit collier et un bracelet de pacotille, que je tente de refuser en vain, et il m'accompagne jusqu'au marché Sandaga, "le" grand marché traditionnel de Dakar.

         

        Jusqu'à présent, tout ce que j'avais vu de surprenant m'avait plutôt donné envie de rire, mais j'ai tout de suite trouvé cet endroit-là très inquiétant. Il me fait visiter un atelier-boutique qui fabrique des vêtements, sacs, nappes et autres, avec des tissus imprimés très colorés, j'en ressors sans qu'on ait réussi à me vendre quelque chose (auvergnate quand même !) et il commence à me parler que sa femme a eu son bébé hier (mais bien sûr) et qu'il veut m'inviter à la fête, et qu'il faut acheter un sac de riz... et là, je trouve que j'ai fait très fort: moi qui me morfonds de ne pas savoir tout négocier comme ça se fait ici, je me mets à négocier le montant que je vais me faire extorquer !

        J'ai 5000 CFA et je ne veux pas me retrouver avec zéro, je décide de me défaire de 3000 CFA, avec un doute: je n'ai qu'un billet, est-ce qu'on va me rendre la monnaie ? C'est l'occasion d'entrer dans le coeur du marché. C'est un endroit incroyable, un labyrinthe, beaucoup de gens et de marchandises, pas beaucoup d'espace ni de lumière, sans dèc' j'ai un peu la pétoche; il s'adresse à un marchand et me dit que c'est à lui que je donne l'argent pour payer un acompte sur un sac de riz; je donne le billet, c'est un autre qui me rend la monnaie, et je ne tiens pas à m'attarder, nous ressortons. Il me raccompagne gentiment jusqu'à l'endroit où il m'avait trouvée, j'ai trouvé ça plutôt cool; je lui rends le bracelet, je garde le petit collier en souvenir, je lui donne la pièce d'1 euro qui me restait, et il me laisse.

        Et là je m'aperçois d'une chose: durant tout le trajet que nous avons fait ensemble, on m'a fichu une paix royale ! rien que ça, ça vaut les 3000 CFA (4,50 euros) qui serviront pour un sac de riz ou pour autre chose, ce n'est pas mon problème.

                                                                                ****************

        Samedi après-midi, visite de l'île de Gorée avec Karim: nous prenons la chaloupe pour faire la courte traversée

         

        pas envie d'entrer visiter le musée, je reviendrai sûrement, nous préfèrons marcher dans les ruelles.

        Murs des maisons colorés, poubelles puantes, superbes massifs de fleurs, chats écoeurants, jolies vendeuses de colliers (je me suis laissée convaincre par Fatima, j'en ai choisi un avec des perles bleues, 2000 CFA), détritus éparpillés sur les rochers,... la mer, le soleil, le ciel bleu.

         

        Sur la place du village, une animation avec des haut-parleurs: un tournoi de foot féminin !

        Ici on parle de Gorée un peu comme on parle chez nous de Belle-île, mais il n'y a aucune comparaison possible, et un tel niveau de contrastes me rendent cette visite un peu indigeste. Il y a aussi que je suis claquée !


        Publié à 02:10, le 30/10/2007,
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        eh ben quel voyage
        Commentaire publié par ines, à 02:10, le 30/10/2007

        sa a l'air pas mal la bas a par les gens qui ont l'air un peu colants mais bon ont s'habitue à tous allée gros bisous et à bientôt j'éspère
        ines


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