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mon premier voyage aussi long, et j'ai choisi le Sénégal
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du 24 Novembre au 22 Décembre
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Je resterai ici assez discrète sur ce que j'ai fait à Mbour avec Annie pendant un mois car il y a des choses qui lui sont très personnelles; j'ai surtout essayé de l'aider à y voir plus clair, à mettre un peu d'ordre. J'avais parfois l'impression d'être au boulot, lol.
J'ai aussi joué mon rôle d'adhérente bénévole pour son association en l'aidant à préparer et distribuer le petit déjeuner deux matinées par semaine aux enfants talibés, des enfants qui mendient dans les rues pour le compte de marabouts plus ou moins scrupuleux qui sont censés leur apprendre le coran et rien d'autre...
Dans l'accueil qu'elle leur propose, aussi deux après-midi par semaine, il y a des livres, des jouets et des jeux, encadrés par des stagiaires et des bénévoles, des moments de vie d'enfants en somme.
La plage de Mbour depuis le Ndaali:
Mbour côté face, c'est une plage sans fin avec de superbes hôtels pour les toubabs, comme Saly et les autres petites villes de la petite côte, au sud de Dakar.
Côté pile, c'est la vie normale des gens normaux qui galèrent, la poussière, les déchets et la pollution, comme dans le reste du pays.
Le carrefour des charetiers à Mbour:
La plage de Saly:
La plage de la Somone, près de la lagune:
La plage de Toubab Dialao:
Annie et moi à Toubab Dialao:
La forêt de baobabs:
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Publié à 08:42, le 23/12/2007, Mots clefs :
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Vendredi 23 Novembre
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Pirogue, puis mini-car, puis taxi-brousse... nous passons cette journée dans les transports. Notre voyage en Casamance se termine et nous quittons le sud du pays pour remonter sur Dakar.
Le trajet le plus court traverse la Gambie, le pays, sur une vingtaine de kilomètres, avec un arrêt au poste frontière sénégalais puis celui gambien à l'entrée, et un arrêt au poste frontière gambien puis sénégalais à la sortie, avec une petite taxe à chaque fois.
Et quelque part au milieu, nous devons traverser la Gambie, le fleuve. Le bac est de l'autre côté, véhicules et piétons attendent.
Le bac arrive, il accoste, se décharge, se recharge, la nuit tombe déjà.
Nous remontons dans le taxi-brousse. Encore quelques heures de route avant que je me fasse déposer dans une station-service à Mbour où Annie enverra un taxi me chercher; Ablaye continue la route pour rentrer chez lui à Malika.
Annie est une amie de Karim; il est inquiet pour elle car il sait qu'elle est dans une mauvaise passe et ne sait pas comment faire pour l'aider. Elle a créé une association pour venir en aide aux enfants talibés, mendiants sous la coupe de marabouts plus ou moins scrupuleux (site web: http://lesgonesdembour.ifrance.com )
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Publié à 02:06, le 22/12/2007, Mots clefs :
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Mercredi 21 et Jeudi 22 Novembre
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Il est encore tôt quand nous partons d'Elinkine mercredi matin à bord d'un mini-car. Il n'y a pas de vitre à ma fenêtre et j'ai un peu froid. Changement à Oussouye, nous prenons un taxi-brousse pour aller à Cap Skirring, haut lieu touristique, la côte d'azur du Sénégal m'a-t-on dit. Nous arrivons dans une petite ville, aussi bordélique que toutes les autres, et nous marchons jusqu'à la plage. Une plage immense, quasi déserte, à droite des pirogues de pêcheurs, à gauche des vaches !
Et un peu plus loin, derrière une petite barrière de rochers, "l'autre" plage, celle du Club Med, un immense Club Med, qui maque la plage à tel point qu'un des gardiens nous accoste pour nous dire que la plage n'est autorisée que pour leurs clients et que nous avons seulement le droit de marcher au bord de l'eau. Moi je trouvais plus malin de longer la plage en marchant derrière les transats plutôt que devant pour ne pas déranger les toubabs qui se font griller la couenne, mais bon... on se casse !
Nous cherchons, et trouvons, le resto de Fatou que nous avons rencontrée hier soir à l'anniversaire de Luc; enfin je peux manger des légumes et des fruits... marre du riz au poisson ! Pas envie de traîner plus longtemps dans ce coin, nous rentrons à Elinkine. Mais la chambre chez Mamadou n'est vraiment pas confortable et il y a toujours plein de moustiques (pas de vitre ni de moustiquaire à la fenêtre) alors c'est décidé, nous allons tout faire pour essayer de retourner à Carabane et nous y poser. Coup de bol, quand nous arrivons, nous retrouvons Etienne et sa pirogue, il nous emmène pour une nouvelle balade sur l'eau, le coucher de soleil en prime ... le pied !
La chambre est là. C'est beau, c'est propre, c'est calme...
... une nuit, puis la journée de farniente, puis une autre nuit, et il faut repartir au petit matin. Le rêve serait d'avoir sa propre embarcation pour pouvoir explorer les bolongs (bras de mer) pendant des heures
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Publié à 10:37, le 17/12/2007, Mots clefs :
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Lundi 19 et mardi 20 Novembre
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Quand on arrive à Elinkine, c'est là qu'on arrive, devant cet arbre immense, un fromager
Cet endroit au bord du fleuve Casamance sert de place au village et c'est là aussi que nous trouvons l'Auberge du Fromager tenue par Mamadou où nous posons nos sacs.
Nous retrouvons Luc, un français qui vient de s'installer ici et avec qui nous avions rendez-vous, il nous fait visiter son campement en cours de construction et qu'il espère pouvoir ouvrir dans 3 semaines.
Mardi nous prenons une pirogue pour aller sur l'île de Carabane; c'est la pirogue d'Etienne qui s'occupe d'un hôtel sur l'île et qui est obligé de faire souvent l'aller-retour. Au départ d'Elinkine nous longeons le campement de Luc et sa plage
L'eau du fleuve est salée (je l'ai goûtée) car l'océan est proche, mais sa surface est lisse. Les poissons, les oiseaux, ... cette promenade entre les îlots bordés de palétuviers est un régale
A peine débarqués sur l'île, nous sommes tout de suite séduits par le calme et la douceur de cet endroit, par sa propreté aussi. Une longue plage pas très large, deux hôtels au bord de l'eau, un village derrière, pas d'autres véhicules que les pirogues. Les quelques touristes qui sont là sont des passionnés de pêche.
En fin d'après-midi, Etienne nous ramène à Elinkine où nous sommes invités à l'anniversaire de Luc. Si nous en avons la possibilité, nous retourneons à Carabane.
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Publié à 10:01, le 13/12/2007, Mots clefs :
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Samedi 17 et Dimanche 18 Novembre
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Ici au Sénégal, visiter une ville c'est toujours visiter son ou ses marchés. A Ziguinchor, nous faisons le tour du marché Tylène, puis le marché artisanal (statues en bois, tissus), enfin le grand marché St Maur des Fossés (cause jumelage des 2 villes).
Comme partout dans ce pays, il y a des animaux domestiques en liberté: moutons, chèvres, chiens, quelques poules et canards, mais ici il y a aussi des cochons, comme à Tambacounda (je n'en ai vu aucun à Dakar): dans ce pays majoritairement musulman, il y a aussi des chrétiens.
Dans une petite rue, un atelier de tissage de pagnes, à ciel ouvert
Notre balade à pieds nous amène jusqu'au mémorial du naufrage du Joola, récemment remplacé par le Willis pour assurer les navettes Ziguinchor-Dakar, la liaison par le fleuve et la mer qui permet de rapprocher la moitié ouest de la Casamance coupée du reste du pays par la Gambie.
Branches mêlées d'un manguier et d'un bougainvillée
L'après-midi, nous partons visiter la ferme fruitière de Djibelor, mais ce n'est pas la bonne saison et il n'y a presque pas de fruits, il faut ce contenter des petits panneaux pour identifier les espèces. En revanche, il y a beaucoup de fleurs, et les arbres offrent leur ombre et une fraîcheur bienvenues. Le plus rigolo: ce calebassier
Après une longue marche sous le soleil qui nous ramène au bord du fleuve près du centre ville, une longue pause s'impose: nous prenons un grand verre de jus de pamplemousse bien frais à la terrasse d'un hôtel au bord de l'eau où scintille un nombre incroyable de petits poissons
Le lendemain, c'est encore le bord du fleuve qui nous attire.
A l'extrêmité ouest, nous arrivons à un ponton de pêche, mais tout est calme, l'eau est peu profonde et il n'y a qu'une bande de gamins qui se baignent, la plupart tout nus.
Tout près, le chantier naval traditionnel
Ablaye a de la famille qui habite dans la proche banlieue, à Lydiane, et nous prenons un taxi pour leur rendre visite; nous trouvons d'abord sa tante qui revient du marché, elle ne parle pas un mot de français et je ne comprends pas un mot de ce qu'ils se disent mais elle à l'air contente de le voir. Au bout d'un moment, elle se met sur son 31 pour nous accompagner dans la maison de la deuxième femme où se trouve le vieil oncle, l'unique frère de son père; Ablaye, qui n'était jamais venu en Casamance où sont pourtant ses racines, ne l'a pas vu depuis 15 ans et ne réussit pas à cacher sa peine de le voir très diminué physiquement
A Ziguinchor, toutes les charrettes (coursiers à la mode sénégalaise) sont tirées par des ânes, il n'y a aucun cheval comme j'ai pu en voir dans les autres villes. On m'explique que c'est à cause des mouches tsétsé dont la piqure est mortelle pour les chevaux, et pas pour les ânes
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Publié à 03:26, le 9/12/2007, Mots clefs :
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Vendredi 16 Novembre
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Autour de midi, et après un petit bain rafraîchissant dans la piscine de l'hôtel, nous quittons Kolda pour Ziguinchor. Et en plein milieu de l'après-midi, c'est la panne: il manque 2 boulons à la roue arrière gauche, sur 4 ça fait beaucoup ! Tout le monde reste zen, et moi aussi, c'est l'Afrique ! Mais qu'est-ce qu'il fait chaud...

Le chauffeur passe quelques coups de fil, un dépanneur doit venir, et il commence à faire signe à tous les taxi-brousses qui passent pour nous recaser mais la plupart sont pleins. Ablaye et moi repartons au bout de 45 mn d'attente, ça aurait pu être pire !
Le décor nous dit que nous sommes tout proches de Ziguinchor, capitale de la région Casamance au bord du fleuve Casamance; par endroits de grandes étendues d'eau s'étalent de chaque côté de la route
A notre arrivée à Ziguinchor, nous sommes accueillis par Tapha, un autre ami d'Ablaye qui habite le quartier Tylène dans une habitation collective où il nous laisse sa chambre, c'est-à-dire la totalité de son chez lui. Un seul point d'eau pour tout le bâtiment, au milieu de la cour centrale, mais le robinet est sous la responsabilité d'une seule personne à qui l'on s'adresse pour remplir son bidon de 20 litres... j'avoue que j'ai été soudain envahie par un grand doute quand j'ai découvert les sanitaires communs.
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Publié à 02:39, le 9/12/2007, Mots clefs :
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Jeudi 15 Novembre
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Départ de Kédougou au petit matin; nous allons à Kolda où j'ai réservé une chambre-case dans un hôtel recommandé par mon guide du routard. Pas de route directe, c'est-à-dire plein ouest, il faut remonter à Tambacounda, par le parc de Niokolo Koba (babouins, autres singes, facochères, perroquet vert) pour prendre un autre taxi-brousse

Dans l'après-midi, nous arrivons à Kolda, d'abord au garage où nous prenons un taxi local qui nous amène à l'hôtel en nous faisant faire un petit tour de la ville
Quel bonheur de retrouver une vraie chambre clean, et aussi quelque chose qui ressemble à une salle de bain ! Je vais pouvoir me laver les cheveux. Mais avant, je profite de la piscine de l'hôtel... pas longtemps, l'eau est tellement chlorée qu'elle me brûle. Et puis j'ai encore le dos en compote des 2 fois 2 heures de piste de la veille !
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Publié à 02:08, le 9/12/2007, Mots clefs :
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Mercredi 14 Novembre
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Il est 7 heures quand nous quittons la case pour retrouver Woori et le chauffeur, et ce qu'ils appellent un 4x4 en fait un pick-up dans lequel nous serons assis à l'arrière sur des banquettes posées dans le sens de la longueur, donc mal assis, sans rien pour se caller et pas du tout protégés de la poussière... c'est l'Afrique !
Impossible de savoir quelle distance sépare Kédougou de la cascade de Dindéfello car, comme partout ailleurs au Sénégal, les distances ne s'expriment pas en kilomètres mais en temps de trajet; nous en avons pour 2 heures de piste et j'évalue la distance à une vingtaine de kilomètres, avec de nombreux passages très lents car la saison des pluies a énormément dégradé la piste. Chaleur, poussière, secousses... c'est une épreuve !
Des montagnes apparaissent dans le paysage, elles marquent la frontière avec la Guinée toute proche. Au bout de la piste, le petit campement de Dindéfello, d'où nous partons à pied par un chemin pendant environ une demi-heure. Woori connait bien cette endroit; les garçons qui se relaient pour porter le sac du pique-nique, discutent et rigolent, je marche derrière avec le sentiment d'être à la fois au bout du monde et en totale sécurité. A mi-chemin, la fotêt devient de plus en plus dense, nous longeons un ruisseau et nous rencontrons un groupe d'enfants qui se baignent, à un autre endroit des femmes qui lavent du linge.
Et puis enfin nous y sommes ! D'abord un puits de lumière, et puis une fraîcheur incroyable, c'est un vrai petit coin de paradis !
Si j'étais sur mon Mac, je vous aurais fait un super-montage avec Photoshop, mais il va falloir vous contenter de votre imagination pour rabouter les 3 photos. NB: la hauteur de la cascade est 80 m
L'air est pur et frais, empli seulement du bruit de l'eau et du chant de quelques oiseaux. Au pied de la cascade, un minuscule lac: l'eau est limpide et glacée, je n'y tremperai que les mains.
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Publié à 01:55, le 5/12/2007, Mots clefs :
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Mardi 13 novembre
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Quand je sors de la case le matin, je découvre le décor et, surprise, il pleuviote !
Le campement est clean, très agréable, avec des arbres - des citronniers, celui-ci est un manguier mais la saison est terminée -, fleurs et arbustes, dont un jasmin dont je cueillerai quelques fleurs chaque matin en me levant
Wouri nous y retrouve en début de matinée et nous partons prendre un petit déjeuner chez lui avant qu'il nous emmène faire le tour de Kédougou, qui n'est pas bien grand, et de son marché. Ici comme dans tous les marchés que j'ai vu jusquà présent, et chez tous les marchands, je remarque ce qui me semble être une spécialité du pays: les petits sachets noués !Tout se vend dans des petits sachets noués: sel, poivre, café soluble, lait en poudre, sucre, biscuits, pates, riz, petits fruits, jus de fruit congelé, lessive...
J'en profite pour acheter quelques légumes - ras-le-bol du riz au poisson ! - mais il n'y a pas beaucoup de choix, je vais devoir me contenter de quelques carottes et un concombre que la belle-soeur de Wouri va préparer pour moi après m'avoir demandé comment. Tout le monde est surpris par le fait que je ne mange pas de viande et cela contrarie un peu leur sens de l'hospitalité, qu'ils appellent téranga, valeur de tout premier ordre pour eux.
Mieux vaut que je n'accompagne pas Ablaye et Wouri quand ils partent négocier la location d'un 4x4 avec chauffeur pour la visite du lendemain: au Sénégal, peu de choses ont un tarif établi, et la vue d'un ou une toubab fait immédiatement gonfler la note.
L'après-midi, notre balade nous amène à la sortie de la ville au bord du fleuve Gambie
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Publié à 02:59, le 30/11/2007, Mots clefs :
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Lundi 12 Novembre
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Tambacounda, je ne trouve aucun charme à cette ville, elle est très sale, parmi les chiens, chèvres et moutons errants, il y a aussi des porcs; nous ne faisons qu'y passer, comme beaucoup de gens, pour attendre le sud du pays. On nous avais avertis qu'il y faisait bien plus chaud qu'à Dakar, mais le ciel est gris et c'est très supportable.
Vers 10 h nous retournons au garage pour reprendre la route en direction de Kédougou, à environ 250 km, au Sud-est du pays, près de la frontière avec la Guinée. Mami nous y accompagne avec sa fille
Sur le chemin, comme je l'avais déjà vécu à Malika, nombreux sont les enfants qui sont surpris en me voyant; quand j'entends "toubab" je sais que c'est de moi qu'il s'agit. Ils ne tendent pas la main pour mendier mais juste leurs yeux écarquillés et un grand sourire, souvent aussi un "bonjour" ou "bonjour toubab", et ils sont visiblement contents que je leur réponde.
Nous trouvons tout de suite un mini-car pour Kédougou, nous payons nos places mais, problème, il faut attendre qu'il se remplisse avant de pouvoir partir, et à midi nous sommes encore bloqués.
Il y a bien un vieux bonhomme qui n'est pas le chauffeur et qui tient lieu de responsable mais il semble ne pas comprendre le français, et pas plus le wolof quand c'est Ablaye qui lui parle. Cependant, entre le défilé des mendiants talibés et le chargement des chèvres sur le toit du gros car d'à côté, pas de quoi s'ennuyer !
A 15h nous ne sommes toujours que 3 et nous perdons patience; je fais mine de me fâcher et me mets à lui parler en anglais "I want my money back. I want to go with this one (en montrant le taxi-brousse d'à côté, le 3ème que avions vu se remplir pendant notre attente). Ablaye me regarde d'un air médusé, se demandant si j'étais sérieuse ou pas, et s'il allait devoir gérer une situation de crise. Bien sûr c'était une comédie pour essayer de débloquer la situation.
A 15h30, nous voyons revenir le chef à qui nous avions payé nos places le matin, nous obtenons qu'il nous rembourse et c'est dans un taxi-brousse que nous quittons enfin Tamba en direction de Kédougou, il est 16h15.
Kédougou est vers l'extrêmité sud-est du Sénégal, près de la frontière avec la Guinée.
Notre itinéraire traverse la réserve du parc de Niokolo Koba, nous y croisons une troupe de babouins. Il est 20h20 et il fait déjà nuit quand nous arrivons au garage de Kédougou où nous accueille Wouri, un ami d'Ablaye. Comme il n'a pas assez de place chez lui, il nous a réservé une case dans un campement. L'intérieur de la case est clean, nous commençons par installer ma moustiquaire (comme d'hab) les sanitaires ressemblent à ceux de nos campings, en moins l'eau chaude, en plus les grenouilles !
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Publié à 02:41, le 30/11/2007, Mots clefs :
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Dimanche 11 novembre
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Le samedi soir, quand je règle le réveil de mon téléphone à 5 h, je ne sais pas encore que je ne vais pas fermer l'oeil de la nuit ou presque. La chaleur est intense, l'air irrespirable, et j'entends les moustiques rôder autour de la moustiquaire - je sue tout ce que je bois, et tant mieux car ça me permet de rester à l'abri ! Mais il y a pire: la mosquée est toute proche et il me faudra supporter la voix parlée et chantée du muezzin dans les haut-parleurs jusqu'à 2h30 du matin... et reprendre vers 4h !
Quand nous sommes prêts à sortir, le père d'Ablaye vient me saluer très chaleureusement et avec bonne humeur; la mère, elle, est moins gracieuse, je crois qu'elle m'en veut de lui enlever son fils préféré !
Nous prenons un mini-car pour rejoindre la gare routière de Dakar dans le quartier Pompiers, un endroit qu'on appelle le garage et d'où partent les taxi-brousse, les "7 places": un passager à côté du chauffeur, trois autres derrière, et encore trois passagers encore plus serrés que les autres à l'arrière, la où les vitres ne s'ouvrent pas. Ce qui reste de coffre n'est pas très grand et une partie des bagages sont chargés sur le toit. Il est 7h et il fait encore nuit lorsque nous partons en direction de Tambacounda, à environ 450 km
Il nous faudra près de 9 h pour parcourir cette distance, car les deux derniers tiers de la route se feront à petite vitesse: le chauffeur doit se transformer en pilote et définir lui-même sa trajectoire tant il y a de trous dans la route. La voiture slalome et roule souvent sur le bas côté, mais ne peut pas éviter tous les nids de poule et nous sommes très secoués. Heureusement, nous sommes bien calés les uns contre les autres et contre les portières et tout le monde est très calme, il n'y a aucune tension perceptible; j'avais prévu le soutif de sport, riche idée !
De la route, pour la première fois je vois à quoi ressemble ce qu'on appelle un village
A Tambacounda, nous sommes accueillis par Mami dans une vraie maison; je peux même y prendre une douche (eau froide), très appréciable après cette dure journée, même si le temps qui s'écoule entre le moment où j'enlève le spray anti-moustiques de ma peau et celui où je me glisse sous la moustiquaire reste un moment risqué.
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Publié à 10:45, le 29/11/2007, Mots clefs :
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Vendredi 9 et samedi 10 Novembre
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Vendredi matin je quitte l'hôtel et je vais au Centre Culturel Français où je vais pouvoir laisser mes bagages en sécurité. J'y retrouve Karim et nous allons déjeûner dans un resto africain très agréable, puis retour au CCF où je rencontre Hassan, son meilleur ami. L'après-midi s'y passe tranquillement à discuter, à l'abri de l'agitation du centre ville qui est pourtant juste derrière les murs d'enceinte.
J'ai rendez-vous avec Abdoulaye à 18 h près de son boulot dans un quartier du nord de Dakar; je dois y aller en taxi, à cause du poids de mes bagages, ce serait plutôt dangereux en scooter ! Ablaye (diminutif d'Abdoulaye) habite avec sa famille dans la banlieue nord de Dakar, à Malika; la circulation est dense et il nous faut 2 h pour y arriver.
Après avoir serré je ne sais combien de mains pour les présentations aux parents, frères et soeurs dont les prénoms ne s'attardent pas entre mes deux oreilles, Ablaye me montre sa chambre, qu'il laisse à ma disposition, et nous commençons par y installer ma moustiquaire; il fait nuit déjà, je ne découvrirai le décor que le lendemain matin.
Cette pièce peinte en bleu avec le rideau orange, c'est ma chambre, peut-être la seule pièce finie dans cette maison qui en fait est en construction et dont l'avancement dépendant des rentrées d'argent. L'eau courante n'arrive qu'à un seul robinet, au rez-de-chaussée et au centre de la maison qui ressemble à une petite cour. Pour la salle de bain, c'est une pièce bétonnée et grossièrement carrelée, avec un baquet et un pichet plastic. Les toilettes à la turque sont dans le même style.
Je n'ai pas beaucoup dormi faute de pouvoir respirer normalement, la chaleur s'ajoutant aux fumées et à la forte odeur des gaz d'échappement venant de la rue.
Mais j'avais du faire des réserves car je suis assez en forme pour marcher plusieurs heure dans Malika avec Ablaye.
D'abord pour rejoindre les bords de la rivière (dont j'ai oublié le nom)
ensuite pour visiter les jardins maraichers qui profitent de ces conditions favorables
et jusqu'à l'immense plage, à l'endroit où Ablaye a l'habitude de passer ses samedis pour se détendre avec ses amis, à faire griller du poisson et en dormant à la belle étoile
Retour à la maison: le déjeuner arrive sur un plateau dans ma chambre, et avec lui tous les garçons de la maison ! Ou on n'a pas compris ma question ou c'est moi qui n'ai pas compris la réponse, toujours est-il que je n'ai pas su pourquoi. Mais bon, je prends comme ça vient et finalement je trouve sympa de discuter - et de voir les plus jeunes seulement écouter - pendant que tout le monde picore dans la même gamelle.
L'après-midi, chacun se repose dans son coin, certains devant la télé. Awa, l'une des soeurs, vient me rendre visite dans ma chambre; elle m'explique qu'elle a 25 ans, c'était son anniversaire hier, qu'elle travaille dans une école bilingue et qu'en mai elle s'est mariée avec Ndéné qu'elle aime beaucoup. Il y a eu une grande fête avec les deux familles et beaucoup de monde mais c'était un mariage religieux seulement, et avec un absent: le marié lui-même, immigré clandestin en Italie depuis 2004, qui attend d'être régularisé pour pouvoir revenir et que le mariage civile puisse avoir lieu. Je perçois nettement le mélange de la joie, la fierté et la tristesse dans son expression; elle ne me demande rien que d'être une oreille attentive, j'apprendrai plus tard que dans sa culture, on ne parle pas des choses qui chagrinnent.
Nous sortons faire quelques courses dans l'épicerie du coin (c'est elle en jupe claire)
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Publié à 03:44, le 27/11/2007, Mots clefs :
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Jeudi 8 Novembre
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Je suis pour la première fois dans un cyber, à moins d'un euro de l'heure, c'est cool.
J'ai profité de ma première journée à l'hôtel lundi pour bouquiner. Pas de télé ni radio mais ça ne me manque pas. Il fait toujours aussi chaud, pourtant ce matin je suis enrhumée, et je vous assure que ce n'est pas parce que j'abuse de la clim: dans la chambre, le split (clim) fait plus de bruit que de fraîcheur !
Mardi je suis retournée me baigner à Ngor.
Hier mercredi, je suis retournée à Gorée, j'ai visité la maison des esclaves et le musée historique, puis déjeûner dans l'un des petits restos de la plage, au menu: yassa poisson et jus de bouye (jus de pain de singe -vous êtes bien avancés, hein ? Ces fruits ressemblent à des maracas qu'on voit suspendues la tête en bas sur de grands arbres).
Cet après-midi (jeudi donc) balade avec Karim à la plage de la Voile d'Or, un complexe hôtelier au nord-est de Dakar.
Tous ces petits déplacements se font sur le scooter Vespa de Karim; j'aurais bien aimé vous mettre une photo mais j'ai du mal à confier mon appareil pour qu'on nous prenne ensemble dessus.
Je commence à en avoir un peu marre de Dakar, à partir de demain après-midi, je bouge.
Bises à tous.
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Publié à 11:13, le 8/11/2007, Mots clefs :
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Dimanche 4 Novembre
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Le jour se lève au-dessus de Dakar, de son port et de l'île de Gorée.
Aujourd'hui, je mets mon maillot, si-si, pour retourner sur l'île de Ngor, la preuve
je ne me lasse pas de ces balades sur les sentiers et ruelles de l'île, et c'est du pour une grande part à la présence des fleurs
pour maman :
pour Mimi :
Ce soir les parents de Karim rentrent du Liban, je pars m'installer à l'hôtel pour quelques jours. Jusqu'à vendredi en fait: je suis attendue à Malika chez Abdoulaye avec qui je dois partir explorer la Casamance pendant 2 semaines, départ dimanche.
L'avancement de mon blog va ralentir c'est sûr... je trouverai sûrement des cybers mais de loin en loin, soyez patients, je ferai au mieux.
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Publié à 08:04, le 4/11/2007, Mots clefs :
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Samedi 3 Novembre
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Bien que la cuisine soit le domaine quasi exclusif de Fatou, je ne peux pas quitter cette maison sans avoir fait ma spécialité à Karim, son frère Aboudé et son neveu Waël: la mousse au chocolat ! Je passe à Casino acheter le chocolat et les oeufs, et une petite inquiétude me prend quand je vois le fouet avec lequel je vais devoir faire monter les blancs en neige. Une bonne suée plus tard, le saladier est dans le frigo, j'espère que ça va le faire, inch'allah comme ils disent tous ici.
L'après-midi, retour au parc de Hann, visite du zoo dans lequel je trouve bien sûr des animaux que je n'avais jamais vu en vrai, comme cette hyène
Pour quelques animaux c'est l'heure de la sieste
... sieste crapuleuse même pour certains
(petite vidéo à venir) dommage pour l'instant pas moyen d'insérer ma petite vidéo d'un couple de tortue dont le mâle, apparemment inspiré, poussait des cris "wara, wara" dont je me suis demandé si c'était du Wolof ou de l'arabe, mdr.
mais je termine la visite avec la confirmation de ce que je savais déjà: ces animaux ne sont pas à leur vraie place, je n'aime pas les zoos !
Un grand tour de scooter plus tard, nous sommes sur la plage de Yoff
mais pas le temps de se poser, ce sera pour une autre fois.
Chaleur, poussière, pollution... le bonheur, c'est simple comme une bonne douche, lol.
Et toujours mon assiette de mangue et mon verre de bissap qui m'attendent dans le frigo, hummmm
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Publié à 06:47, le 4/11/2007, Mots clefs :
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Vendredi 2 Novembre
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Deux heures de marche pour me rendre au parc de Hann: mon plan indique une route qui longe le littoral, en fait il est impossible de voir la mer à cause des installations portuaires, dont l'accès est strictement règlementé, et des bâtiments industriels qui occupent toute la zone sur des kilomètres. Entre la circulation intense, avec beaucoup de camions, et l'activité de part et d'autre de la route, l'air est quasiment irrespirable. Les concessionnaires de voitures sont là aussi, et même de tracteurs (pour Michel)
J'arrive au parc de Hann, il est déjà midi, juste le temps de me rendre compte que c'est un endroit qui vaut le coup d'être vu et de décider que je reviendrai pour me promener dans le jardin botannique et pour visiter le zoo
Au bord du chemin qui mène au coeur du parc, je fais une drôle de rencontre
c'est trop marrant de voir ses gestes style "j'y vais, j'y vais pas".
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Publié à 08:48, le 2/11/2007, Mots clefs :
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Jeudi 1er Novembre
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Ici aussi, c'est un jour férié, tout est plus calme, et Karim est à nouveau disponible pour me balader en scooter, le moyen de transport le plus efficace dans cette ville très encombrée. Nous retournons sur l'île de Ngor pour nous poser sur des matelas de plage et rester au calme. Calme relatif car nous sommes régulièrement dérangés par les vendeurs à la sauvette, pas méchants mais pénibles à la longue. Je n'ai pas apporté mon maillot, dommage, l'eau à l'air d'être bonne, et il fait super chaud sous le parasol.
J'ai envie de déjeûner sur l'île, pour goûter le poisson grillé, pêché sur place et qui ne peut être que frais; mon guide du routard indique 2 restos corrects, je choisis "chez Seck"
Poisson grillé donc, avec du riz et des sauces aux petits légumes, l'une crue l'autre cuite, et une Flag, bière sénégalaise légère et assez bonne. Le dessert, je le prendrai au retour à la maison: chaque jour, la bonne me prépare une mangue que je trouve coupée en morceaux sur une assiette dans le frigo... le pied !
Mais Jean-Paul a raison: pour le moment mes photos ne restituent pas ou peu l'atmosphère populeuse de Dakar, peut-être parce que je cherche à m'en extraire dès que je peux. En voilà 2: un petit carrefour du centre ville momentanément bloqué, et une rue du marché extérieur de Sandaga
Vous voyez les taxis jaunes ? Il y en a un nombre incalculable. Vous vous rappelez ma première balade, quand je disais "ça klaxonne de partout" ? Et bien, quand on entend un de ces petits coups de trompette, c'est soit qu'on vous averti qu'on va vous écraser, et je vous assure qu'on attrappe vite le réflexe de garer ses fesses avant même de se retourner pour voir ce qui se passe, soit c'est tout simplement l'un de ces taxis qui signale qu'il est libre et vous propose ses services.
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Publié à 04:27, le 1/11/2007, Mots clefs :
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Mercredi 31 Octobre
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Il parait qu'il fait 32° ces jours-ci; pour l'instant je ne suis pas lasse de cette chaleur, je la voulais je l'ai, et je crois qu'elle me rend incapable de m'énerver, tant mieux. Chou blanc pour le Musée le Manège, il est fermé et on ne sait pas trop quand il rouvrira. Je repasse au marché Kermel acheter un bouquet de coriandre fraîche pour mettre sur les crevettes que Fatou (la bonne en chef) va nous préparer pour le déjeûner, avec du jus de bissap bien sûr.
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Publié à 03:12, le 31/10/2007, Mots clefs :
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Mardi 30 Octobre
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Le matin, je retourne au marché Sandaga, surtout pour prendre quelques photos cette fois, et un peu aussi pour défier ma peur, j'avoue. Je me fais une nouvelle fois alpaguer par un "accompagnateur": Soleilman - dont on me dit que c'est le fils de quelqu'un d'important sur le marché - qui me balade d'une boutique de tissus vendus au profit des handicapés (ben tiens !) à un atelier de sculpture puis une autre boutique de tissus vendus au profit des rescapés et orphelins du naufrage du Djoola (ben tiens, bis !), je m'en sors avec seulement avec un joli bout de tissu que je pense offrir à ma maman et que j'ai payé trois fois le prix parait-il.
L'épreuve cette fois, c'était l'accès à l'atelier de sculpture, glauque à souhait (désolée, je ne me sens pas de sortir mon appareil), jusqu'au rat crevé dans le passage, mais les mecs étaient plus sympas et plus calmes que ceux du dehors. Je me suis vue développer mon bagout, j'ai beaucoup progressé, j'en suis assez fière.
Je quitte cet univers un peu infernal et je décide de retourner au CCF (Centre Culturel Français) tout près; le contraste est saisissant: calme, courants d'air frais, végétation luxuriante, je me pose au comptoir et je commande un jus de goyave... le pied !
L'après-midi, longue marche, je vais visiter l'IFAN, le Musée des Arts Africains, je suis seule dans tout le Musée, il y fait très chaud malgré les ventilateurs; peu d'objets me séduisent: des portes sculptées, des poupées en bois, quelques masques du Ghana.
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Publié à 02:54, le 31/10/2007, Mots clefs :
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Lundi 29 Octobre
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Le matin, passage à la librairie des 4 vents, "la" librairie de Dakar, j'y achète un bouquin pour apprendre un peu de wolof. Je passe à l'Institut Français, le CCF, rapidement pour voir ce que c'est, j'y reviendrai. L'après-midi, un peu de shopping au Casino, un vrai comme chez nous mais assez cher, j'en ressors avec du lait Candia, une boîte de Ricoré, un pot de confiture Bonne Maman Fraises, et quand même un peu d'exotisme, des oranges tigrées jaunes et vertes.
C'est l'heure de la sortie de l'école devant la cathédrale
Je veux voir le musée-expo qui s'appelle le Manège et qui se trouve près de l'Ambassade de France, mais c'est son jour de fermeture, il faudra que je revienne.
Un détour par la route de la corniche est, j'y accède par une rue au milieu de laquelle se trouve un énorme baobab avec un lion peint sur le tronc
La journée est vite passée, j'ai beaucoup marché, je retrouve Karim qui me fait découvrir la coco, à boire et à manger, une noix de coco verte dont le vendeur coupe la pointe avant de nous la donner pour boire, puis la reprend et la coupe en deux pour permettre de récupérer la chair, plus petite, moins épaisse et moins dure que ce que je connais habituellement.
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Publié à 02:50, le 31/10/2007, Mots clefs :
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Dimanche 28 Octobre
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Grande balade en scooter le long de la corniche est et de la corniche ouest (la route de la côte) avant d'embarquer sur une pirogue à moteur
pour nous rendre sur l'île de Ngor, plus petite que Gorée, moins vivante car moins habitée, mais moins crade aussi, et toujours beaucoup de fleurs, bougainvillées, lauriers, et d'autres.
Au retour, déjeûner léger dans un petit restau en bord de route et de mer, assez clean et calme, avec un grand verre de bissap bien frais, hummm...
Un peu plus tard, au bout d'une petite route qui monte raide, le phare des Mamelles, grand calme et vue superbe au-dessus de la côte.
Anectode: il y a là un bouc qui se promène tranquillement et qui grignote ce qu'il trouve - je pense que c'est lui qui est chargé de l'entretien -, je le prends en photo et juste après, le voilà qui me charge, je l'esquive sans mal (olé!), et il s'éloigne... Karim est écroulé de rire.
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Publié à 02:03, le 31/10/2007, Mots clefs :
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Samedi 27 Octobre
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Le matin, première balade seule: la gare toute proche
et surtout première surprise: c'est où qu'on marche, c'est où qu'on traverse ? Pourquoi ça klaxonne de partout ?
Je marche en suivant le plan en direction de la boutique de Karim, je m'arrête faire un tour à l'intérieur du marché Kermel, poissons, fruits et légumes, principalement, je passe lui faire un petit coucou et je repars visiter la rue.
Je ne peux pas y faire un pas sans me faire aborder, par tous ceux qui ont quelque chose à vendre, et là c'est assez facile de s'en défaire avec quelques mots polis et sans s'arrêter, mais aussi par d'autres qui n'ont rien dans les mains. J'avais été mise en garde, et j'ai commencé par être un peu stressée. Et puis je me suis dis "voilà, tu y es, c'est maintenant".
N'ayant pas encore pris le temps de changer de l'argent, je n'avais sur moi que les 5000 CFA (7,50 euros) que m'avait prêtés Karim, on ne pourrait donc pas m'arnaquer de beaucoup, il fallait que j'expérimente; il y en eu un d'apparence plus tranquille que les autres qui m'aborde et, tout en discutant, il m'offre un petit collier et un bracelet de pacotille, que je tente de refuser en vain, et il m'accompagne jusqu'au marché Sandaga, "le" grand marché traditionnel de Dakar.
Jusqu'à présent, tout ce que j'avais vu de surprenant m'avait plutôt donné envie de rire, mais j'ai tout de suite trouvé cet endroit-là très inquiétant. Il me fait visiter un atelier-boutique qui fabrique des vêtements, sacs, nappes et autres, avec des tissus imprimés très colorés, j'en ressors sans qu'on ait réussi à me vendre quelque chose (auvergnate quand même !) et il commence à me parler que sa femme a eu son bébé hier (mais bien sûr) et qu'il veut m'inviter à la fête, et qu'il faut acheter un sac de riz... et là, je trouve que j'ai fait très fort: moi qui me morfonds de ne pas savoir tout négocier comme ça se fait ici, je me mets à négocier le montant que je vais me faire extorquer !
J'ai 5000 CFA et je ne veux pas me retrouver avec zéro, je décide de me défaire de 3000 CFA, avec un doute: je n'ai qu'un billet, est-ce qu'on va me rendre la monnaie ? C'est l'occasion d'entrer dans le coeur du marché. C'est un endroit incroyable, un labyrinthe, beaucoup de gens et de marchandises, pas beaucoup d'espace ni de lumière, sans dèc' j'ai un peu la pétoche; il s'adresse à un marchand et me dit que c'est à lui que je donne l'argent pour payer un acompte sur un sac de riz; je donne le billet, c'est un autre qui me rend la monnaie, et je ne tiens pas à m'attarder, nous ressortons. Il me raccompagne gentiment jusqu'à l'endroit où il m'avait trouvée, j'ai trouvé ça plutôt cool; je lui rends le bracelet, je garde le petit collier en souvenir, je lui donne la pièce d'1 euro qui me restait, et il me laisse.
Et là je m'aperçois d'une chose: durant tout le trajet que nous avons fait ensemble, on m'a fichu une paix royale ! rien que ça, ça vaut les 3000 CFA (4,50 euros) qui serviront pour un sac de riz ou pour autre chose, ce n'est pas mon problème.
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Samedi après-midi, visite de l'île de Gorée avec Karim: nous prenons la chaloupe pour faire la courte traversée
pas envie d'entrer visiter le musée, je reviendrai sûrement, nous préfèrons marcher dans les ruelles.
Murs des maisons colorés, poubelles puantes, superbes massifs de fleurs, chats écoeurants, jolies vendeuses de colliers (je me suis laissée convaincre par Fatima, j'en ai choisi un avec des perles bleues, 2000 CFA), détritus éparpillés sur les rochers,... la mer, le soleil, le ciel bleu.
Sur la place du village, une animation avec des haut-parleurs: un tournoi de foot féminin !
Ici on parle de Gorée un peu comme on parle chez nous de Belle-île, mais il n'y a aucune comparaison possible, et un tel niveau de contrastes me rendent cette visite un peu indigeste. Il y a aussi que je suis claquée !
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Publié à 02:10, le 30/10/2007, Mots clefs :
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Vendredi 26 Octobre
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Très tôt dans la nuit, Jipé m'amène à l'aéroport de Paris-Orly : L'avantage d'arriver de bonne heure à l'enregistrement, c'est qu'on peut choisir sa place dans l'avion (un Boeing 747); j'ai donc bénéficié d'une place royale avec un hublot bien placé par rapport au siège. Du coup, les bouquins que j'avais gardés dans le bagage à main n'en sont pas sortis, j'ai passé les 4h42 de vol le nez collé au hublot, avec pour commencer le spectacle du dessus des nuages dont je ne me lasse pas, parfois troués de pointes rocheuses
Au bout d'un moment, la disparition des nuages laisse apparaitre des alignements de centaines d'héoliennes, je crois que c'était sur des montagnes espagnoles, et puis pendant très longtemps l'océan, avec parfois un petit bout du littoral, le désert de sable qui s'allonge jusque dans l'eau.
Anecdote: ce vol aurait été parfait s'il n'y avait pas eu, à deux places de moi, la présence d'un clochard, né blanc, qui empestait tout l'avion; les gens râlaient, mais que faire ?, on ne pouvait pas le jeter par-dessus bord !
Survol de Dakar
avant d'aller faire demi-tour un peu plus loin, atterrissage, il est 11h10 heure locale (-2h), descente de l'avion, rassemblement dans un hall de l'aérogare, et là ... ça y est ça commence ! Foule et chaleur étouffantes pendant près d'1h30 pour le contrôle des passeports, s'ensuit l'aventure de la récupération des bagages, pas de chariot dispo à l'intérieur, je sors, pas plus de chariot à l'extérieur, karim* est là, bizbiz, je lui donne veste-pull-écharpe et je retourne à l'intérieur... l'inconvénient d'arriver de bonne heure à l'enregistrement, ça peut être que ses bagages sont les derniers à ressortir ! Enfin j'ai tout, deux gros sacs très lourds, mais dont l'un a des roulettes (al hamdoulillah - Dieu merci) et je sors.
*Karim est un ami rencontré il y a plusieurs mois sur VoyageForum.com, libanais de 38 ans né à Dakar, qui m'accueille chez lui, un grand appartement dans le centre de Dakar(le Plateau) jusqu'au retour de voyage de ses parents.
Vendredi après-midi, à la sortie de l'aéroport, petit tour en voiture: à Dakar, il y a l'océan ! Déjeûner chez Karim, (Fatouche et nems aux crevettes) puis il part travailler, pour moi c'est repos... la vache, fait chaud !
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Publié à 08:23, le 29/10/2007, Mots clefs :
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J'ai mes billets
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